Press Book

Télérama
Gilles Macassar
Oct 5, 2013
Der Ring
Quand la musique du Ring parait trainer en longueur, ce n’est pas Wagner qui s’essouffle, mais le chef qui s’enlise. Rien à craindre avec Daniel Kawka dont l’interprétation de Tristan en 2009 a prouvé qu’il était un wagnérien de la trempe des Clemens Kraus d’antan ou des Boulez d’aujourd’hui, attentif à l’allant constant du discours comme à l’intimisme chambriste de nombreux dialogues entre deux personnages.Son Ring delesté chante dans l’esprit élégiaque du lied…
 
Classic News
Nov 14, 2013
Der Ring
Daniel Kawka, orfèvre du tissu wagnérien
Car ce qui se passe dans la fosse… est un pur miracle. Un défi surmonté (après le désistement du premier orchestre partenaire) et sublimé grâce au seul talent du chef invité à diriger ce Ringmusicalement anthologique : Daniel Kawka. Disciple admirateur de Boulez, le maestro français, fondateur de l’Ensemble Orchestral contemporain, déjà écouté dans Tristan ici même (mis en scène par Olivier Py) se révèle d’une sensibilité géniale par sa direction analytique et si subtilement architecturée. Il éblouit par son sens des équilibres sonores, des balances instrumentales, une conception hédoniste et brillante, légère et transparente, surtout organique de l’orchestre wagnérien ; la baguette accomplit un travail formidable sur la partition, sachant fusionner le temps, l’espace, les passions qui submergent les protagonistes : la prouesse tient du génie tant ce résultat esthétiquement si accompli, s’inscrit a contrario du principe de coupures et de séquençage de ce RingWagner/Pauset. Du début à la fin, l’écoute est happée/captivée par le sens de la continuité et de l’aspiration temporelle. D’une articulation superlative, chaque pupitre restitue le tissu symphonique selon les épisodes avec un brio sonore (cuivres ronds, bois mordants, cordes aériennes…) et une profondeur exceptionnellenent riche sur le plan émotionnel. Les étagements idéalement réalisés expriment la suractivité orchestrale, ce continuum permanent d’intentions et de connotations, de réitérations, variations ou développements entremêlées qui composent l’étoffe miroitante de l’orchestre wagnérien. Si parfois les tutti semblent atténués (couverts de facto par la scène), le relief des couleurs, la vision interne qui restitue au flot musical, sa densité vivante, offrent une expérience unique. Voilà longtemps qu’un tel Wagner nous semblait irréalisable : chambriste, psychologique, émotionnel, l’orchestre dit tout ce que les chanteurs taisent malgré eux. Combien l’apport du chef serait décuplé dans un cycle intégral ! Voici assurément l’argument le plus indiscutable de ce Ringdijonnais.
 
Resmusica
Oct 9, 2013
Le Ring
Daniel Kawka et le Richard Wagner European Orchestra nous font goûter aux merveilles sonores du compositeur : les sonorités tour à tour éclatantes mais sans aigreur des cuivres, la nostalgie du cor anglais, la rondeur des cordes, tout cela fait ressortir la magnifique orchestration de celui qui voulait que l’orchestre soit le personnage principal de l’opéra ; ainsi, les situations dramatiques, la sensualité des scènes d’amour, la fraîcheur juvénile de certaines situations sont magnifiées et expliquées par le jeu des timbres; tout parait alors clair dans cette action tortueuse, seul un travail intelligent permet cette perception…

On devait déjà un splendide Tristan à Daniel Kawka. C’est maintenant une confirmation : sa direction, sûre et inspirée, galvanise l’orchestre dont il obtient des couleurs et des nuances d’exception, de la musique de chambre au cataclysme. Pas une réserve tant pour les bois, ronds et charnus, pour les cuivres dans leur plénitude (les cors !) que pour des cordes soyeuses et chaudes. L’orchestre est dans une vaste fosse, invisible comme à Bayreuth, qui favorise l’harmonie et l’homogénéité de l’ensemble sans nuire aucunement à la lisibilité des parties.
 
Altamusica
11/12/2012
Yanick Millon
Ariane & Barbe-Bleue
Des ténèbres au plein midi
Les chœurs, parfaitement incompréhensibles eux aussi, restent cantonnés à la fonction coloriste, à la nappe sonore enrichissant une texture orchestrale absolument captivante. Car la direction de Daniel Kawka accomplit de nouveau des miracles dans la fosse dijonnaise, transcendant comme jamais l’Orchestre Dijon Bourgogne, ce soir ouvragé, solide et parfaitement homogène.
 
La revue du spectacle
Dec 18, 2012
Ariane & Barbe-Bleue
C’est bien la transposition moderne d’un symbolisme intemporel qu’a réussi la metteure en scène allemande. Quand s’élève le chant sublime des “cinq filles d’Orlamonde”, nous frissonnons. C’est gagné : quelle jolie révélation pour le public que ces deux jeunes chanteuses, Carine Séchaye (Sélysette) et Emmanuelle de Negri (Mélisande). La Bellangère de Daphné Touchais ne manque pas de grâce non plus. La mise en scène de l’acte II de cet opéra, illustrant la victoire de la lumière sur la peur du noir, fait irrésistiblement penser aux films muets de Fritz Lang, période allemande et particulièrement à ses “Nibelungen”. Jusqu’à la fin de l’acte III, l’orchestre est désormais à la hauteur de cette partition complexe et vraiment symphonique, tressant ses ensorcellements mélodiques et sa magie harmonique.
 
Cronache Anconetane
22 gennaio 2011
Cosi Fan Tutte
Ha completato al meglio il tutto – grazie anche all’impeccabile direzione di Daniel Kawka, sul podio dell’Orchestra filarmonica marchigiana – quel luminoso insieme di teatro e musica che il genio salisburghese aveva saputo esprimere.
 
Corriere della sera
01 11 09
Enrico Girardi
Tannhauser
Apprezza anche Daniel Kawka, dirretore in meritata ascesa , che paradossalmentesa trarre vantaggiodel legato assai “italiano” del l’orchestra.
 
la Reppublica
02 11 2009
Tannhauser
Dino Villatico
Il drettore e attento piu alle sfumature timbriche ed espressive, che ai contrasti. La partitura acquista cosi un tono malinconico e dolcissimo.
 
Classic News
Le Château de Barbe-Bleue
6 octobre 2011
Les deux chanteurs sont magnifiques: Jeanne-Michèle Chardonnet a la candeur tendre et ingénue des amoureuses sincères; Gidon Saks, la force inquiète d’un animal débusqué et traqué; et dans la fosse,Daniel Kawka fait à nouveau la preuve de son immense talent au service des oeuvres troubles si délicates; son Tristan était anthologique; ce Bartok étincelle par ses audaces; bouleverse par sa transe émotionnelle radicale et irréversible. Le chef fait un travail miraculeux avec les musiciens : sa direction tisse une architecture organique où affleurent et s’interpénètrent accents, motifs, cellules rythmiques… tout ce terreau magique et enchanteur qui nourrit l’envoûtante partition.
D’un spectacle “enchanteur” (selon les termes de l’introduction parlée), le maestro nuance les couleurs flamboyantes, cisèle les contours ténébreux: il montre combien la tension découle peu à peu d’une action où tout est vision, révélation, horreur.

 

Classic News
Critique Tristan et Isolde
Alexandre Pham
20 06 09″Dans la fosse, les effectifs réunis sous la baguette de Daniel Kawka déploient une sonorité cohérente, indiscutablement convaincante: travail sur la transparence et la motricité des cordes, relief sensuel des bois (hautbois, bassons, clarinettes), opulence gourmande et parfois sarcastique des cuivres: aucun doute, le chef, ailleurs directeur de l’Ensemble orchestral contemporain, connaît son Wagner. Il apporte en amoureux de la partition, un geste généreux, profond, intensément lyrique, qui en particulier dans l’acte de la nuit (celui de l’aveuglement des amants avant qu’ils ne soient donnés par Melot), est capable de s’embraser jusqu’à la fièvre, obtenant des musiciens un superbe tapis sonore: rien de mieux pour rehausser la magie visuelle qui se déroule sur la scène: succession de tableaux différents d’une même chambre, conçus comme les états d’une transe et d’une métamorphose émotionnelle vécues par le couple magnifique. Adaptée à la démesure du cadre, l’ampleur des effectifs requis débordent parfois de la fosse et submerge à quelques endroits les chanteurs, mais l’unité et la tension poétique que fait gravir à ses interprètes, le chef très inspiré, s’avèrent gagnantes. Nous n’avons pas depuis longtemps écouté un Tristan aussi sensuel et électrique, entre extase, abandon, tendresse, amertume. La violence radicale à l’oeuvre n’en est que plus explicite: Tristan, opéra tragique et langoureux? Pas réellement dans la vision de Daniel Kawka: c’est plutôt une décharge permanente et électrique d’énergie et d’hymnes extatiques. Tristan comme Yseult s’y montrent déterminés, tendus vers la mort, entendus comme seule issue de délivrance et de dépassement. (…)
Ainsi s’achève en 2009, le périple de la production mythique signée Olivier Py (qui marque aussi la fin de la saison lyrique de l’Opéra de Dijon). L’étape dijonaise a démontré l’assurance flamboyante et même électrisée (II) du chef Daniel Kawka dont le travail se poursuit actuellement autour du Crépuscule des Dieuxet des opéras de Richard Strauss. Tristan, Brangäne, Marke y a composé une triade miraculeuse portée par l’allant superlatif de l’orchestre réuni (Camerata de Bourgogne et Orchestre de Dijon). Dommage qu’en son centre “miraculeux”, le chant de la soprano Elaine McKrill, choisie pour Dijon, nous a paru moins évident. Preuve est donnée quoiqu’il en soit que les meilleures productions passent aussi en province. Il faudra attendre encore quelques années pour voir ce spectacle inouï à Paris. La nouvelle saison 2009-2010 de l’Opéra de Dijon promet de prochaines surprises et découvertes dont classiquenews se fera bientôt l’écho.

 

Resmusica
Critique Tristan et Isolde
Joelle Farenc
20 06 09Daniel Kawka a opéré un travail magnifique avec l’orchestre de Dijon. La partition complexe donne l’impression d’être parfaitement maîtrisée : les Leitmotive surgissent avec efficacité, les plans sonores sont différenciés avec habileté, les préludes des premier et troisième actes nous plongent dans l’atmosphère voulue, surtout celui du troisième qui fait retentir superbement le Leitmotiv de la solitude ; le solo de cor anglais relaie cette impression d’une façon angoissante. Des danseurs de capœira apportent du dynamisme à cette ambiance un peu étouffante. Le plateau est à la fois homogène et convaincant. Le roi Marke est admirablement présent grâce à la voix de basse puissante de Jyrki Korhonen. Elaine McKrill interprète le rôle titre avec subtilité et l’air final « Mild und leise » est conforté par sa musicalité. Le duo d’amour la laisse parfois en dessous du timbre éclatant de Leonid Zakhozhaev : le dialogue entrelacé « O sink Hernieder » ne se fait pas à parts égales. Il faut décerner une mention spéciale à Martina Dike, qui possède une magnifique voix wagnérienne ; elle allie la puissance à la chaleur du timbre, et elle sait aussi se mêler poétiquement à la pâte orchestrale dans « Haben acht » lorsqu’elle est la « gaite de la tour ».

 

Anaclase
Critique Tristan et Isolde
Isabelle Stibbe
14 06 09Et saluons Daniel Kawka qui, dès le prélude, ajoute à cette ambiance fascinante. Voilà un chef qui sait prendre son temps et ne craint pas les silences. Il a raison car, superbes, ils plongent le spectateur dans un bain métaphysique, ajoutent au magnétisme de la représentation. La palette sonore de la Camerata de Bourgogne-Orchestre de Dijon, est subtile et éclairante, le cor anglais (joué sur scène) est tout à la fois vibrant, lumineux et désespéré.

 

Concertclassic.tv
Michel Le Naour
Tristan et Isolde de Wagner. Dijon, Auditorium, 17 juin 2009″Succédant à l’Américain J. A. le chef français Daniel Kawka, par sa direction souple, d’une grande lisibilité dans la mise en valeur des leitmotive, sait sans cesse relancer l’intérêt. Les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Dijon et de la Camerata de Bourgogne, sous sa baguette précise et claire, réalisent des miracles de concentration et d’intensité qu’on ne leur connaissait pas, à l’image du cor anglais de Jean-François Louis, d’une belle tenue de souffle qui semble percer l’air raréfié. Par son homogénéité, son engagement, sa poésie, l’ensemble de cette représentation est un moment privilégié, réalisant à sa manière cette osmose entre théâtre et musique que souhaitait Wagner”.

 

Alta Musica
Critique Tristan et Isolde
Yannick Million
17 06 09″Après Genève et Angers-Nantes, Dijon ! L’Auditorium de la capitale bourguignonne accueillait pour deux soirées le déjà mythique Tristan d’Olivier Py, qu’on croyait à jamais réservé aux bords du Lac Léman. Parfaite intégration à la salle, orchestre local métamorphosé, distribution d’un meilleur niveau qu’à Bayreuth l’été passé ; bref, une réussite exemplaire. (…)
La plus grande surprise de la soirée reste toutefois la prestation de l’Orchestre de Dijon, sans doute largement fortifié, qui distille un fondu, une pâte sonore de très belle qualité, où manquent parfois dans le détail certaines aspérités, mais avec une homogénéité et une couleur crépusculaire remarquables. La direction de Daniel Kawka n’y est pas pour rien, toujours attentive à ne pas couvrir le plateau, réservant ses déflagrations pour les moments à orchestre seul, et d’une magnifique fluidité, d’une qualité de finition transfigurée par des transitions qui laissent le souffle coupé – celle précédant immédiatement la Liebestod offrant l’expérience de l’apesanteur dans l’expectative – et un soin des timbres accouchant d’un monologue du roi Marke parmi les mieux dirigés qu’on ait entendus : vivant, au service du texte, de la déclamation, dénué de toute emphase. De la distribution, on retiendra l’homogénéité globale, supérieure à ce qu’offrait encore l’été dernier Bayreuth, grâce notamment au choix de voix claires de couleur comme de diction. (…)

 

Symphonie pastorale, Beethoven, ORT Florence, Mars 2013

L’orchestra diretta da Kawka perciò si è accinta a quella che non è solo una sinfonia, ma anche un rito: il risveglio dei sentimenti sopiti, il tema del ruscello che scorre, l’allegra festa pastorale, l’irruzione del temporale e di nuovo i canti di gioia per celebrare la fine del temporale e la riconoscenza alla natura.

Oltre ai consueti archi, grandi protagonisti di quest’opera sono i fiati, con flauto, oboe e clarinetto a cui spetta il ruolo d’imitazione dei cinguettii, mentre ai tromboni, trombe e timpani spetta l’annuncio della tempesta. La Natura che entra nell’opera è sempre mediata dall’uomo, e rappresenta il tempio a cielo aperto che nel sentire umano trova il suo fulcro.

L’orchestra celebra questo rito con la ripetizione dei gesti e dei suoni pensati da Beethoven. Kawka, osservato di profilo, rivela una capacità di conduzione che va oltre il corpo, ma si affida anche allo sguardo. L’orchestra dipinge paesaggi sonori seguendo l’intento descrittivo impresso dalla sua direzione. Un lunghissimo applauso del Verdi ha premiato questo “rito”, confermando non solo le doti tecniche ma anche spirituali che quest’orchestra riesce a celebrare.

Giuseppe F. Pagano

 

Tannhauser Opéra de Rome 27 octobre 7 novembre 2009

November 10th, 2009
Classi travels
Live concert
Opera reviews
Paul E. Robinson (author of “Herbert von Karajan: the Maestro as Superstar“, and “Sir Georg Solti: His Life and Music“)”The musical leadership came from a conductor hitherto unknown to me but a man of great experience, mostly in France. Daniel Kawka had great understanding of the score and had rehearsed the music down to the last detail. The brass was powerful and exciting when required, and I had the sense that every crescendo and fortissimo had been balanced with infinite care. I was absolutely delighted with the acoustics in the Teatro dell’Opera. The orchestral sound had weight, color, presence and the singers’ voices projected easily into the house”.

 

06 Novembre 2009
Newsitalia
Andrea Daz”Molto applaudita la direzione nitida e perfetta del giovane Daniel Kawka e la prova sicura nel ruolo di Elizabeth di Martina Serafin. Menzione per gli infiniti costumi di artisti e comparse, curati da Anna Biagiotti”.

 

02 Novembre 2009
la Reppublica
Dino Villatico”Il drettore e attento piu alle sfumature timbriche ed espressive, che ai contrasti. La partitura acquista cosi un tono malinconico e dolcissimo”.

 

01 Novembre 2009
Corriere della sera
Enrico Girardi”Apprezza anche Daniel Kawka, dirretore in meritata ascesa , che paradossalmentesa trarre vantaggiodel legato assai “italiano” del l’orchestra”.

 

31 Octobre 2009
Avvenire
Virgilio Celletti”Ma e stata la musica la grande protagonista dello spettacolo grazie all’ impegno di un Daniel Kawka preciso e incisivo che, dalla cele berrima Ouverture al mistico finale, ha sempre assicurato all’ esecuzione ampiezza di respiro e varieta di colori”.

 

Netblog
“After a bumpy act I, conductor Daniel Kawka settled into such a honest performance that he finally won me over with his transparent ensembles, natural pace and cleanliness. I particularly appreciate the way he embraced the orchestra’s sound – bright and flexible, as many Italian orchestras tend to produce – instead of trying to impose a teutonic large and fat sound that would only vex them. And the house orchestra was in good shape – the brass section could be nobler, but was quite clean, the lean-sounding string sections produced liquid divisions and everybody kept animation to the last chord”.
Mauro Mariani
“Daniel Kawka dà una bella lettura oggettiva e analitica – però questo dovrebbe escludere i vistosi e reiterati scompensi della scena del giudizio – ma nel terzo atto si emoziona anche lui e crea una poetica, meravigliosa atmosfera di malinconica attesa, desolata stanchezza e infinita solitudine”.
Orchestre National de la Raï de Turin
12 mars 2009
Festival Présences
Radio-France Paris
Res musica
Maxime Kaprielian”Enfin la très classique Symphonie en trois mouvements de Stravinsky n’a pu que confirmer la maîtrise de son art du chef d’orchestre de ce soir, Daniel Kawka”.
L’ORCHESTRE ENTRE VÉLO ET 35 TONNES
31 mars 2008
Le Corum Montpellier
J.V.
Ritorna
Diriger au même programme le Concerto pour piano et violon de Mendelssohn et la Cinquième symphonie de Mahler, c’est passer de la bicyclette au 35 tonnes.Mendelssohn, sa légèreté, ses grâces mozartiennes, ses ornements parfois un peu vains… Mahler, ses fracas de cuivres, ses tohu-bohu de percussions, ses éruptions d’orchestre à assommer un Batave…Et s’il faut admirer quelque chose de ces deux derniers concerts de l’Orchestre, c’est cela : l’agilité avec laquelle lui et son chef d’un soir, Daniel Kawka, sont passés d’un véhicule à l’autre. Ce n’est pas un mince compliment : le précédent concert offrait à peu près la même configuration avec le périlleux passage d’un concerto de Mozart à une lourde symphonie de Rachmaninov. Et le raidillon fut plus rude à négocier.Là, non. Le chef sait, dans le Mendelssohn, tenir l’Orchestre – il est vrai en formation très réduite – dans une élégante discrétion. Ce concerto, composé à l’âge de 15 ans et qui relève plus de la sonate violon-piano joliment maquillée de traits orchestraux, ne demande pas davantage : Momo Kodama y est une pianiste raffinée et Dmitri Makhtin un violoniste dont la virtuosité n’étouffe pas l’émotion. Leur complicité fut un très joli moment.Et c’est tout l’énorme effectif philharmonique qu’il faut encenser. C’est la maturité enthousiaste de cette formation qui avait trouvé là un chef à sa mesure.On peut sortir groggy de ce pugilat sonore où le très célèbre adagietto offre une oasis de sérénité, mais il n’en faut pas moins admirer cette construction cyclopéenne et la façon dont l’Orchestre et Daniel Kawka l’ont dressée. Ovations. Enthousiasme. Vive le vélo et les 35 tonnes !
Critique concert Festival Berlioz Côte St André 25 août 2007
26 août 2007
Internet
Hervé GallienL’ Orchestra Sinfonica Nazionale della R.A.I., formation imposante aux cordes particulièrement fournies, a atteint un équilibre sonore d’une rare homogénéité ou les vents, dans des pianissimos et fortissimos d’un contraste époustouflant, se sont fondus en une harmonie constante et impressionnante, donnant une vision sonore, d’une indicible beauté.Les musiciens, d’un niveau exceptionnel, ont fait bloc derrière (devant) leur chef, dans une unité parfaite, d’où émergeaient par instant quelques solistes très remarqués : les sonorités aériennes du violon et de l’alto, le son velouté du hautbois et de la flûte, les prouesses stupéfiantes des cors dont le soliste s’est joué des innombrables difficultés, et enfin, le trompette solo, dont la virtuosité, la musicalité et l’incroyable aisance dans les nuances et les périlleuses tessitures, a fait preuve d’un authentique talent.Nous avons eu hier soir un des plus talentueux orchestres actuels, dont la perfection, le hisse au niveau des plus grands. Sous la direction de leur chef d’un soir, Daniel Kawka, il a fait merveille.Avec « Don Juan » de Richard Strauss, l’orchestre a retrouvé son effectif au grand complet, et ce fut un grand moment d’émotion. Daniel Kawka a traduit, au travers de ses musiciens, le génie du jeune Richard Strauss, avec le souci du détail et de la continuité, dans une interprétation bouleversante de tendresse et de fulgurance alternées. C’était d’une beauté et d’une précision inouïes, moments saisissants que nous ne sommes pas près d’oublier.Daniel Kawka (…) a réussi la prouesse de la continuité mélodique et l’apport de l’émotion nécessaire à cet extrait amputé de sa partie principale : la voix humaine. Il n’a pas cherché à émouvoir. Il a simplement accompagné Isolde à la mort, dans la simplicité, avec de superbes nuances et de belles retenues dans le phrasé, un peu rapide sans doute, mais peut-être pour mieux lier cette mort sublime dont il a gommé l’aspect métaphysique que Furtwangler, Klemperer et le jeune Karajan savaient si bien suggérer. Ne boudons pas notre plaisir (…)

Corum. Orch. Nat. Montpellier 26 mars 2008

“Et s’il faut admirer quelque chose de ces deux derniers concerts de l’Orchestre, c’est celà : l’agilité avec laquelle lui et son chef d’un soir, Daniel Kawka, sont passés d’un véhicule à l’autre. Ce n’est pas un mince compliment : le précédent concert offrait à peu près la même configuration avec le périlleux passage d’un concerto de Mozart à une lourde symphonie de Rachmaninov. Et le raidillon fût plus rude à négocier”.

“Et c’est tout l’énorme effectif philharmonique qu’il faut encenser. C’est la maturité enthousiaste de cette formation qui a trouvé là un chef à sa mesure. On peut sortir groggy de ce pugilat sonore où le très célèbre adagietto offre une oasis de sérénité, mais il n’en faut pas moins admirer cette construction cyclopéenne et la façon dont l’Orchestre et Daniel Kawka l’ont dressée. Ovations. Enthousiasme.”
ard